Le filtre numérique Behringer DCX2496 |
De quoi s'agit-il ?
Il s'agit d'un appareil destiné a assurer le filtrage d'un signal stéréo en
2 fois 3 voies qui possède de multiples fonctionnalités :
3 entrées analogiques (au
standard XLR)
1 entrée numérique (au standard AES/EBU)
6 sorties analogiques (au standard XLR)
Choix de la fréquence de
coupure dans une bande de fréquences de 20 Hz à 20000 Hz, du type de filtre
(Butterworth, Bessel ou Linkwitz-Riley), de la pente de filtrage (de 6 à 48
dB/octave) pour chaque sortie du filtre.
Corrections diverses,
égalisations dynamiques, limiteurs
Gestion des retards, gestion
des déphasages, correction manuelle ou automatique en fonction de la
température
Fonction de muting (silence)
sur chacune des voies
Gestion de la configuration
des sorties
Mémorisation des combinaisons
de paramètres, stockage sur carte Flash et fonction de comparaison
Pilotage par PC via des
interfaces RS232 et RS485

Difficile de passer sous silence l'apport majeur de Thierry Martin ( www.dcx2496.fr ) en ce qui concerne les modifications de cet appareil. Sans lui, je ne me serais jamais lancer dans de telles modifications !
Le kit de l'alimentation analogique des convertisseurs de sortie de ce filtre a été monté sans difficultés si ce n'est l'hésitation au moment du montage des condensateurs au tantale. Depuis, j'ai fait l'acquisition d'une petite loupe...
L'heure de l'intégration de l'alimentation dans le DCX a sonnée.
Je commence par le transformateur. Et pour
cela il faut commencer par déconnecter les connecteurs qui arrivent sur le bloc
d'alimentation. Ensuite, retourner le DCX et dévisser les 4 vis qui fixent cette
alim au boîtier. Évidemment (comme Thierry l'indique sur son site à propos de ce
tweak) le transformateur ne rentre pas et il faut gagner quelques millimètres en
élargissant les 4 trous de fixations de l'alim.
Une fois l'alim remontée, le transformateur ne bougera plus si ce n'est dans le
sens vertical. Mais comme je ne pense pas faire voyager le DCX je ne le fixerai
pas. Je l'ai par contre monté sur des entretoises de 10 mm pour que les pins de
connexion ne touchent pas le fond du boîtier sous peine de dégagement intense de
fumée. Le câblage est effectué
directement sur le transformateur. Je l'ai raccordé au 220V en soudant
directement 2 fils sur le circuit imprimé de l'alim Behringer coté circuit
imprimé.
Deuxième saut dans le vide ! Au-delà de cette étape, plus question de faire machine arrière. Il faut supprimer les 2 régulateurs 7805 qui produisent le 5V pour les circuits. Ça se fait sans douleurs... Et je les remplace par des fils qui seront reliés à la carte Sélectronic.
Un fil bleu pour l'entrée, un gris pour la
masse et un rouge pour la sortie. Simple !
Derniers raccordements avant la mise à feu ! L'arrivée du secondaire du
transformateur (fils verts), le 8V (fils gris et rouge) et les 6 fils visibles
sur la photo ci-dessus aux sorties de l'alim analogique. Petite angoisse tout de
même au moment de couper les bons fils du connecteur X3 visible à l'extrême
gauche sur la photo ci-dessus. Le fil numéro 1 est repéré sur le connecteur,
mais il faut être dans de bonnes conditions d'éclairage pour le voir.
La fixation de la carte dans le boîtier me laissait perplexe. Finalement, j'ai
utilisé 3 entretoises en plastic et j'ai omis la quatrième car elle tombait sur
un circuit intégré juste en dessous. C'est la raison pour laquelle une vis
manque au bas, à droite de l'alim. Une seule vis fixe l'alimentation : celle qui
se trouve face à la référence gravée sur l'alim. Le câblage assure un maintien
suffisant de l'ensemble, mais il ne faudrait pas faire subir de tests de
vibrations à l'ensemble !!!
La mise à feu !
Vérifications et re-vérifications de A à Z. Tout semble OK. Je branche le DCX en
stand-alone, je veux dire sans le raccorder à la chaîne, histoire de limiter les
fumées en cascades... Tout semble correct. Je mesure le 8V et les 2 sorties 5V.
Tout est OK. Je laisse mijoter 15 mn. L'ensemble tiédit un peu, mais rien
d'anormal. Raccordement à la chaîne et mise sous-tension de l'ensemble. Pas
(plus) de bruit qu'auparavant dans les HP. Ça ronfle et souffle comme d'habitude
(mais tout cela est très faible, il faut coller l'oreille aux HP et je
corrigerai cela plus tard).
Un disque dans le lecteur, la musique fuse (comme il disent à la NASA !). Avant
de procéder à une écoute "sérieuse" je laisse l'ensemble chauffer.
Écoute
Est-ce que j'ai gagné quelque chose avec cette bricole ? Sur le coup, pas facile
à dire, mais il me semble que j'ai gagné quelques points en dynamique et
l'écoute globale me semble plus naturelle, plus fluide. Je pense que les
qualités de cette alimentation se feront nettement plus sentir lorsque j'aurai
modifié les circuits de sortie qui mangent, que dis-je, qui dévorent les
qualités audio de cet appareil. Je vais faire les courses !
Une remarque tout de même et très objective celle-là, au bout de quelques
heures, force est de constater que tout cela dégage beaucoup de chaleur et l'une
de mes prochaines modifs sera de percer le capot de plusieurs trous afin
d'évacuer les calories qui étaient déjà importantes au sein de l'appareil et que
l'ajout d'un nouveau circuit n'arrange pas.
Première modif à voir le jour sur le site DCX2496.FR, j'ai hésité un bon moment. J'avais quelques appréhensions à l'idée de couper les nappes de câbles, Au moment ou j'ai acheté les gros condensateurs de 6,8 µF, Sélectronic annonce la sortie d'une carte plug and play destinée à ramener les signaux de sortie à des valeurs normales en Hi-Fi et sur prises RCA. Thierry certifiant la transparence sonore de cette carte, je me suis mis en attente.
Comme j'avais vraiment envie de me lancer dans cette modif, j'avais étudié la chose de près et j'ai repris une photo du site de Thierry et y ait ajouté quelques renseignements (cette photo "commentée" a été mise par Thierry sur son site).

La carte commercialisée par Sélectronic est arrivée plus vite que prévue et j'ai donc acheté le kit.
Le kit Sélectronic de la carte entrées-sorties
pour le DCX2496
Un bon paquet de composants à monter et des connecteurs pour 2 câbles en nappe à réaliser. C'est le point qui m'angoisse un peu.
En y allant doucement, la carte se monte facilement. Ci-dessous, la carte vue coté prises.
Et de l'autre coté.
L'espace non remplit de composants derrière les prises XLR est destiné au
câblage des circuits d'entrée analogiques. Je n'ai pas pris cette option puisque
le raccordement de cette carte sera en numérique.
Maintenant, le coté le plus délicat, la
réalisation des 2 petites nappes permettant la connexion à la carte mère.
Il faut une force non négligeable pour sertir les connecteurs sur la nappe.
L'utilisation d'une pince est à proscrire car l'effort ne serait pas réparti de
façon uniforme ce qui pourrait entrainer des problèmes de contact. Les 2 nappes
ne sont pas identiques, l'une comporte 20 fils et l'autre 26. J'ai donc utilisé
les grands moyens et j'ai acheté un petit étau pour cela. La nappe se positionne
facilement sur les connecteurs. Lorsque la nappe est en place, on positionne
l'ensemble entre les mâchoires de l'étau en utilisant des martyrs qui vont
protéger les connecteurs en plastique des mâchoires râpeuses de l'étau, puis on
sert doucement.
Finalement, ça se passe plutôt bien. Plus de peur que de mal !
Il ne reste plus qu'à démonter la carte d'origine et installer la nouvelle à la place. Plug-and-Play comme dit Sélectronic...

J'ai toujours trouvé que le DCX2496 chauffait beaucoup. L'installation de l'alimentation dédiée aux convertisseurs de sortie n'a pas arrangé les choses et depuis lors, le DCX vivait sans son capot, les tripes à l'air.
Sur le site du DCX2496 ( www.dcx2496.fr ), Thierry Martin a une idée qui me donne l'envie de passer à l'acte. J'avais bien envisagé de faire une multitude de trous dans le capot, mais un alignement correct (et esthétique) de ces trous ne peut se faire sans une machine.
A l'heure actuelle, beaucoup de voitures sont équipées d'autoradio et de haut-parleurs en première monte, ce qui n'était pas le cas il y a quelques années. J'ai donc récupéré une grille de HP que j'avais conservé à je ne sais pas quelle fin ... Il me fallait aussi un petit ventilateur. J'en ai trouvé un sur une vieille carte mère d'ordinateur datant de quelques années à l'époque ou il n'était pas besoin d'avoir une turbine pour refroidir les processeurs !

Il ne reste plus qu'à découper la grille. Un
bout pour l'aération de la carte d'alimentation qui chauffe beaucoup et un petit
morceau pour le ventilateur qui sera installé sur l'un des cotés du DCX.
Ce qui donne ça :
Puis cela une fois installé :
C'est maintenant le tour de l'installation du petit ventilateur. Là, il y a un peu plus de travail car il faut démonter pas mal de choses dans le DCX pour éviter qu'un coup de lime ne vienne abîmer les circuits. Il y a quand même un trou de 40 mm de diamètre à faire.
Le ventilateur en place vu de l'intérieur :

Vu de l'extérieur, avec la grille de protection :
Mais, rien n'est simple !
Je raccorde le ventilateur sur l'alimentation
8V du DCX qui est restée libre depuis l'installation de la nouvelle
alimentation. Le ventilateur possède une tension de fonctionnement de 12V. Donc
tout devrait aller. Mais dès que je pose le capot du DCX en place, j'ai un bruit
de soufflerie incroyable ! Ca ventile dur !
J'insère une résistance en série avec le ventilateur pour réduire sa vitesse ce
qui ramène sa tension d'alimentation aux alentours de 6 volts. Le bruit est
réduit et acceptable, il faut avoir l'oreille à quelques centimètres du
ventilateur pour l'entendre tourner. SAUF qu'il faut lancer le ventilateur à la
main pour qu'il se mette à tourner, sinon, il ne démarre pas !
Il va falloir ruser !
Je conçois donc un petit circuit qui permettra d'envoyer le 8 volts au
ventilateur pendant quelques secondes, le temps de le lancer, puis commutation
sur une tension plus faible d'entretien, de l'ordre de 6 volts.
Le fonctionnement est très simple. A la mise sous tension, le
relais est au repos. Le ventilateur est alimenté en 8 volts. Quelques secondes
après le transistor actionne le relais qui est alors alimenté par la résistance
R2 qui fait chuter la tension aux bornes du ventilateur qui voit donc sa vitesse
de rotation se réduire, ramenant donc le bruit de la ventilation à un niveau
raisonnable.
La constante de temps est fixée par l'ensemble RC (les valeurs figurant sur le
schéma ne sont pas les bonnes, de même que celles de R1 et R2 qui seront
optimisées lors de la réalisation car j'ai effectué des essais avec les
composants que j'avais sous la main. R1 en particulier sera fonction du relais
dont je disposerai pour la réalisation finale).
Ce système me semblait simple et compliqué à la fois, il fallait faire un circuit imprimé, le câbler et l'installer. Je suis tout de même allé acheter quelques composants pour cela et dans la foulée j'ai également acheté le petit ventilateur au catalogue de Sélectronic.

Ses dimensions extérieures sont identiques au ventilateur que
j'avais sous la main mais deux fois plus épais. Pas de problème, il y a de la
place. Par contre, il lui suffit d'une résistance en série pour le faire
fonctionner sans le problème de démarrage auquel je faisais allusion plus haut.
Après quelques essais j'ai inséré une résistance de 120 Ohms, 0,25 W (c'est dire
si la consommation est insignifiante).
Résultats : ça ventile bien et la longévité des composants devrait s'en trouver
améliorée. Je remarque quand même que l'alimentation d'origine du DCX a
tendance à dégager pas mal de calories. il faudrait peut-être installer une
grille au-dessus, mais après tout cet appareil a été conçu pour fonctionner
comme ça et comme maintenant il est ventilé...
Schéma d'interconnexion de l'ensemble