Un filtre série passif |
Pour éviter toute ambigüité, je précise que tout ce qui est écrit ci-dessous est relatif au filtre série dans sa version 3 voies qui, elle seule, permet de révéler les qualités de ce filtre. L'introduction ci-dessous dans sa version 2 voies n'est là que pour présenter le sujet.
23 mai 2011
Le principe de ce filtre
série passif, pas très usité, est
extrêmement simple comme on peut le voir sur le schéma :
Les haut-parleurs sont branchés en série
les uns par rapport aux autres. Ceci dénote radicalement des filtres
traditionnels habituellement rencontrés dans lesquels les haut-parleurs et les
cellules de filtrage sont montés en parallèle.
Schéma d'un filtre série 2 voies
On retrouve ce schéma dans une ancienne parution de la Revue du Son datant de 1979:

On voit les courbes de réponses obtenues compte-tenu des impédances quasi-résistives ce qui n'est pas le cas des haut-parleurs dont les impédances varient avec la fréquence.
A première vue on peut penser que nous avons
affaire à un filtre du 2ème ordre puisque nous avons 2 composants (L et C), mais
chacun de ces composants prennent en charge un haut-parleur et leurs valeurs
sont choisies pour qu'ils agissent dans leur domaine respectif.
L'impédance de la self aux bornes du premier HP est égale à Lω, celle du
condensateur est égale à 1/Cω. (ω = 2∏F)
Lorsque qu'un signal de fréquence élevée arrive à l'entrée du filtre,
l'impédance de la self augmente tandis que celle du condensateur diminue tendant
vers le court-circuit. Le signal est donc dévié vers le HP d'aigu. Il est facile
de comprendre que lorsque la fréquence du signal est basse, c'est l'inverse qui
se produit et c'est alors le HP de grave qui devient actif.
Remarque importante, les haut-parleurs sont connectés en série, le "-" du
premier est connecté au "+" du second.
La version 3 voies, développée par Dominique
Prod'homme (qui a initialisé
un fil à ce sujet
sur le forum de l'association Mélaudia dont il est l'un des administrateurs) complique un peu le schéma,
mais le principe de fonctionnement reste le même.
Une deuxième cellule est ajoutée et un troisième HP vient s'intercaler entre les
deux premiers. Celui-ci récupèrera tout ce qui sera rejeté par le tweeter et par
le grave.
Schéma d'un filtre série 3 voies
Sur le schéma ci-dessous, on observe le fonctionnement dynamique des 2 cellules formées d'une part par l'ensemble L1/C1 et d'autre part par L2/C2.
Fonctionnement du filtre série en 3 voies
Calculer un tel filtre est très simple avec cet outil :
http://www.pvconsultants.com/audio/targetgen/downloads/pcdc2.03full.exe
Après avoir téléchargé le fichier et l'avoir exécuté, on obtient une feuille de calcul Excel possédant plusieurs onglets.
Pour calculer les éléments du
filtre, il faut sélectionner l'onglet "Two-Way Calculators".
Le calcul des éléments se fait en deux temps : une fois pour la cellule L1/C1 et
une autre fois pour la cellule L2/C2. Il faut tout d'abord saisir la fréquence
de coupure souhaitée puis les valeurs d'impédance présentes aux bornes des
composants. Le résultat du calcul est visible dans le pavé First Order Séries
(cerclé en rouge sur la photo suivante).
Dans l'exemple ci-dessous, le fréquence choisie, pour la cellule L2/C2,
est de 7300 Hz. L'impédance mesurée du tweeter à cette fréquence est de 9 Ohms
(Resistance for Highpass Section). L'impédance mesurée pour le Medium à cette
même fréquence de 7300 Hz est également de 9 Ohms (Resistance for Low pass
Section).
Les valeurs calculées apparaissent immédiatement dans le tableau "First Order
Séries". Ici : L = 0,20 mH et C = 2,42 µF.
Il faudra bien sûr renouveler l'opération pour le calcul de l'autre cellule.

Pour calculer un atténuateur, dans le cas ou les HP ont des rendements différents, il faut activer l'onglet "Additionnal Calculators" et utiliser le tableau "L-PAD CALCULATOR". Dès que l'on a saisi l'atténuation souhaitée et l'impédance du HP que l'on veut atténuer, on obtient les valeurs des résistances à mettre en série et en parallèle.
Etant donné les différences de rendement entre les
haut-parleurs, il a fallu insérer des atténuateurs :
-13 dB sur la chambre de compression Radian et -3 dB sur le tweeter JBL, les
valeurs ayant été obtenues Ces valeurs ont été obtenues par la mises en
parallèle de plusieurs résistances après plusieurs essais afin d'obtenir un
équilibre satisfaisant.. Il en est de même pour obtenir la valeur du
condensateur C1 de 34,7 µF (2 * 15 µF + 1 * 4,7 µF).
Schéma du filtre série 3 voies
Avant de se lancer dans la réalisation on peut essayer de se rendre compte du résultat avec des outils de simulation. Il en existe beaucoup et sont faciles à trouver sur le Web. Beaucoup d'amateurs utilisent celui-ci (en anglais, la prise en main est assez aisée):
J'ai donc redessiné le schéma avec cet outil. A
noter la présence d'un symbole "générateur" (VG1) et trois symboles "voltmètre"
(VM1, VM2 et VM3) montrant le niveau sur chacune des sorties du filtre.
Les charges du filtre sont remplacées par des résistances de 8 Ohms. C'est un
paramètre qui peut être renseigné lorsqu'on active les propriétés de chaque
"boîte" marquée : Aigu, Medium & Grave. Bien sûr on n'est plus dans la "vie
réelle" car les impédances des HP ne sont pas assimilables à des résistances
pures, ce qui est le cas ici.
Schéma réalisé pour la simulation du filtre série
en 3 voies
On obtient la simulation suivante :

Graphique obtenu en simulant le filtre
La courbe verte représente la réponse du
Medium. La mesure de la pente d'atténuation est de 6 dB/octave. Le sommet de
cette courbe en cloche se situe à 2 KHz et est centré par rapport aux fréquences
de coupure du filtre situées à environ 2 octaves de part et d'autre. A 520 Hz et
7 Khz comme indiqué sur le graphe.
Les deux autres courbes, celle du passe-bas et celle du passe-haut montrent que
les pentes d'atténuation ne sont pas de 6 dB/octave comme ont aurait pu le
penser. En effet, si dans la première partie de ces courbes, soit un peu
au-dessus du point de croisement la pente des ces courbes est bien de 6
dB/octave, l'analyse montre que la pente augmente sensiblement pour terminer à
12 dB/octave. Je n'ai fait les mesures que pour le passe-haut, mais on observe
la même variation pour le passe-bas.
Je considère que c'est une bonne chose car les HP d'aigu et de grave sont alors
d'autant moins sollicités que les signaux s'éloignent de leur domaine
d'activités.
Toutefois, ce filtre est affaire de compromis. Ci-dessous ce qu'en dit Francis
Brooke dans l'excellente
étude publiée sur son site (Chapitre 5.3.5) !
Rappelons que le filtre
d'ordre 1 a certains inconvénients :
- la réponse en coïncidence présence une bosse de +3 dB à la fréquence de
raccordement (contrairement au filtre "quasi-optimal" qui vise 0 dB),
- la plage de raccordement est très grande, ce qui impose des haut-parleurs avec
des réponses en fréquence adaptées,
- la distorsion du médium et de l'aigu est importante (puisqu'ils reçoivent des
fréquences trop basses).
Comme la plupart des filtres passifs, il est par ailleurs supposé que
l'impédance des haut-parleurs est purement résistive.
Ce qui est loin de représenter la réalité.
Ceci est tout à fait exact et peut décourager
certains de se lancer dans la réalisation ou au moins dans l'expérimentation
d'un tel filtre, ce qui est bien dommage vu les résultats obtenus. Si l'on
simulait la réponse de différents amplificateurs bien étudiés, on obtiendrait
probablement des résultats assez voisins et pourtant, à l'oreille, il y aurait
des différences.
- la réponse en
coïncidence présence une bosse de +3 dB à la fréquence de raccordement
(contrairement au filtre "quasi-optimal" qui vise 0 dB),
Pour illustrer le propos de F.Brooke
ci-dessus concernant la réponse en coïncidence, j'ai importé ici depuis son site
un graphique (d'après une simulation de Jimbee) pour imager ce paramètre.
Je rappelle la définition de Jean-Michel Le Cléac'h de la coïncidence :
Coïncidence :
réponse au lieu ou tous les signaux des
différentes voies sont en phase.
On voit qu'une bosse (la courbe bleue) s'étend sur plusieurs octaves et atteint un niveau de +3 dB. Est-ce réellement sensible à l'écoute d'un tel système ou les multiples réflexions de nos locaux impactent tellement la réponse ? (J'avoue que j'arrive à vivre avec...)

Outre la réponse en coïncidence, les courbes PB1, PM1 et PH1 représente le
filtre dans sa version parallèle
- la plage de raccordement
est très grande, ce qui impose des haut-parleurs avec des réponses en fréquence
adaptées,
Il y a effectivement lieu de prendre
certaines précautions en ce qui concerne les fréquences de coupure envisagées.
Celle du Passe-bas pour éviter de faire travailler une chambre de compression
trop proche de sa fréquence de résonnance ou bien même de la fréquence de
coupure du pavillon qui lui est associé. Il en est de même pour le passe-haut
pour éviter d'envoyer des fréquences trop basses au tweeter. Affaire de
compromis...
- la distorsion du médium
et de l'aigu est importante (puisqu'ils reçoivent des fréquences trop basses).
Ceci rejoint ce qui est dit ci-dessus
et tout-à-fait évident. Mais, sauf à être utilisé à de fortes puissances (en
sonorisation par exemple) le niveau de distorsion semble rester raisonnable et
peu facilement décelable à l'écoute.
Comme la plupart des
filtres passifs, il est par ailleurs supposé que l'impédance des haut-parleurs
est purement résistive. Ce qui est loin de représenter la réalité.
La simulation d'un tel filtre ne
reflète donc pas la réalité et si on pouvait simuler le comportement réel des
haut-parleurs, il y a des chances que l'on soit un peu effrayé ! Je suis donc
bien d'accord avec ce propos. Nous ne vivons pas dans un monde parfait !
En conclusion, qui est certainement provisoire, je dirais que la plupart des études théoriques qui ont été menées jusqu'à présent n'ont pas été suivies de réalisations par les auteurs de ces études. Le fait de brancher les haut-parleurs en série et d'obtenir la voie medium par soustraction des signaux n'est à ce jour pas suffisamment analysée et ne permet pas d'imaginer le résultat à l'écoute. Je fais un parallèle avec les schémas d'amplificateurs bien conçus qui ne donnent pas une bonne idée de leurs fonctionnements. Tous les audiophiles ont déjà pu constater cela.
Un petit problème se pose toutefois pour le calcul des différents éléments composants ce filtre car il est important, voir nécessaire, de tenir compte de l'impédance des haut-parleurs à la fréquence de coupure souhaitée. Si le calcul est effectué en prenant en compte la valeur donnée par le constructeur (e général 8Ω), le calcul sera faux. Le relevé des courbes d'impédance s'impose donc. Cela ne pose pas de problème particulier en ce qui concerne les HP d'aigu et de grave, leurs courbes étant bien connues et semblables. Mais pour une chambre de compression chargée par un pavillon, il en est tout à fait autrement car la courbe est quelque peu chahutée.

Courbe d'impédance compression Radian 950PB sur
pavillon Iwata
Je n'ai pas une grande connaissance des filtres
passifs et j'avoue y être allé un peu au pif ! J'ai retenu une moyenne de 10 Ω.
J'ai tout de même fait un petit calcul pour voir l'impact de cette variation
d'impédance qui bien évidemment joue sur le niveau d'atténuation :
2.6 dB d'écart de 4 à 16 Ohms. C'est bien sûr significatif, mais la courbe
d'impédance montre une variation contenue entre 7 et 14 Ω, soit une variation de
l'atténuation de l'ordre de 1 à 1,5 dB, ceci pour une atténuation globale de 13
dB. Les puristes feront peut-être la moue, mais il n'y a pas de quoi fouetter un
chat !

Influence de l'impédance du HP sur l'atténuation
J'ai câblé les composants du filtre sur une petite plaquette de bois sur laquelle j'ai mis des vis en laiton supportant des rails de fils de cuivre de Ø 2.5 mm. La câblage approche d'assez près le schéma du filtre et me laisse de la place pour faire des modifications. ce qui a déjà eu lieu en ce qui concerne les résistances d'atténuation puisque en première approche, j'avais calculé une atténuation de 10 dB qui donnait des valeurs de 5,5 et 3,9 Ω.

Réalisation du filtre série 3 voies
Les câbles vers l'amplificateur et les HP sont branchés via un bornier d'électricien capables d'accepter de gros câbles.
Les haut-parleurs sont connectés selon le schéma vu plus haut. Cependant le tweeter JBL offre la particularité d'être branché à l'envers. JBL précise dans ce document cette particularité qui relève d'un choix historique.
Voici la courbe globale du filtre relevée avec LIMP (ARTA)
Quelques remarques :
Les 2 bosses caractéristiques de mon caisson
de grave Bass-reflex ont diminuées et l’écart entre elles s’est réduit. (78
Ω à 17,4 Hz et 93 Ω à 56 Hz)
L’accord du caisson est à 31,5 Hz, le
déphasage est nul, l’impédance vaut 8,25 Ω.
La courbe en gris en haut du graphe montre que
la phase est un peu chahutée jusqu’aux environs de 200 Hz. Elle tourne de
90°, mais elle est incroyablement plate jusqu’à 10 KHz. Ensuite elle tourne progressivement jusqu’à 20
KHz pour atteindre 34°.
Un petit incident vers 310 Hz est visible à la fois sur les 2 courbes mais je n’ai pas l’explication, je suppose qu'il est du à la résonance de la chambre de compression Radian.
Globalement, à partir de 100 Hz l’impédance est plutôt stable. Une légère remontée entre 400 et 600 Hz à 11,5 Ω, puis une légère tendance descendante. A 1 KHz, sa valeur est de 8.2 Ω et à 20 KHz elle est de 6,6 Ω.
Il faudrait maintenant pouvoir regarder ce qui se passe directement aux bornes de chaque HP, mais étant donné la configuration du filtre, je ne sais pas, pour l'instant, comment effectuer cette mesure.
Le plus important maintenant : Qu'est-ce ça donne à l'écoute ?
Il ne faut plus qu'un seul ampli maintenant. J'ai
donc connecté ce filtre sur mon ampli de 8W Classe A.
Ce qui frappe tout
d'abord, c'est la cohérence de l'ensemble ainsi réalisé. Les HP ne jouent pas
chacun dans leur coin (Je dis cela en comparaison de ce que j'entends d'habitude
sur mon système et ça m'épate). Vraiment troublant. J'aurais tendance à dire que
le fait de n'avoir qu'un seul amplificateur permet de s'affranchir des diverses
personnalités des multiples amplificateurs utilisés dans le contexte d'une
multi-amplification active.
La transparence est hallucinante ! L'écoute d'Oscar Peterson (We get Request : You look good to me)
m'a permis d'entendre ce que j'ai l'impression de n'avoir jamais pu entendre
complètement sur ce morceau : le bassiste chantonne légèrement en jouant de son
instrument pendant un bon moment (10 à 15 secondes). Je connais pourtant bien ce
morceau, mais pour moi il ne chantonnait que 2 ou 3 secondes au début. Étonnant.
J'attendais aussi le résultat dans le grave étant donné la self de 3 mH en série
avec le HP! Mon disque test dans ce cas est "No sanctuary here" de Chris Jones.
La résistance série de cette self de 0,35 Ohms ne nuit pas à la dynamique et
l'impact de cette guitare basse.
Enfin, je trouve que j'ai gagné quelques points en dynamique car je suis surpris
sur ce point par certains morceaux.
Une autre sensation difficile à traduire par des mots mais que j'exprime en
disant : on entend le silence entre les notes ! (Cette sensation est
probablement due au fait qu'en ayant un seul amplificateur actif, je n'ai plus
le moindre bruit dans les HP. L'oreille collée au pavillon ne laisse pas
entendre le moindre bruit).
La scène sonore est superbe. Je note toutefois un grave légèrement moins présent
qu'avec mon installation actuelle. Il est vrai que le 8W Classe A est peut-être
poussé à ses limites dans cette partie du spectre et puis, il y a une self en
série, mais le grave entendu est très défini. Ceci explique peut-être cela. (Je
ferais des essais avec les autres amplificateurs que j'ai à disposition car je
pense que le facteur d'amortissement doit jouer un rôle non négligeable dans le
rendu sonore).
Que
dire ? Je suis sous le charme et absolument conquis.
Je m'arrête là, car les mots ne peuvent traduire toute l'émotion ressentie. Vous
qui lisez ces mots savez bien ce que je veux dire.
Vous pouvez lire les commentaires d'autres amateurs qui se sont lancés dans la
réalisation de ce filtre sur des installations de haut-niveau. Ils sont
éloquents et disponibles sur le forum de l'association
Mélaudia.
Est-ce la fin de la multi-amplification active
pour moi ?
Je ne saurais me prononcer immédiatement, j'ai besoin de recul. Mais l'ensemble
réalisé est fort honorable et infiniment plus simple à mettre en œuvre. La seule
certitude que j'ai acquis à travers cette expérience est que pour fonctionner
correctement un système multi-amplifié se doit de posséder des amplificateurs
identiques ou alors être un sorcier (!) pour effectuer un appairage correct. Et
puis ce recul de bruit est bien sympathique.
L'une des voies d'amélioration possible et à mon avis, nécessaire, est
l'augmentation du rendement de la voie grave. C'est une autre histoire...
Avec le filtre série passif se pose le problème du calage temporel en régime impulsionnel. Quand le système fonctionne en filtrage numérique ce calage se règle très facilement puisqu'il suffit d'appliquer un retard, mais en filtrage passif il faut physiquement déplacer les haut-parleurs afin de faire coïncider leurs centres émissifs, ce qui revient à aligner les membranes des différents haut-parleurs. Placer le tweeter au niveau de la membrane d'une chambre de compression équipé d'un pavillon est une chose faisable, mais les aligner avec un haut-parleur de grave situé à l'avant d'un caisson comme celui que je possède pose un problème que je ne sais pas résoudre. Voici donc ou j'en suis.
J'aime bien faire des simulations !
Ci-dessous la vue de dessus du système. (Les divers composants sont à l'échelle)
En bleu, le pavillon et la chambre de compression Radian PB950 associée. J'ai
fait apparaître les dimensions et notamment la corde et la flèche de l'arc formé
par la bouche du pavillon ce qui m'a permis de calculer le rayon du pavillon :
63 cm. L'origine du rayon se situe juste à l'entrée de la chambre de compression
ou en sortie du passage carré-rond.
En rouge, le tweeter dans sa boite. Il ne sera pas aussi décalé que ne laisse
supposer ce dessin, mais si je l'avais superposé à la compression, il n'aurait
plus été possible de la voir, celle-ci aurait disparue dessous !
En noir, le caisson de grave contenant le HP, en vert.
On perçoit tout de suite le problème que peut poser l'alignement de la membrane
du HP de grave avec celle de la compression et du tweeter.

La vue de profil.
Pour pouvoir déplacer les haut-parleurs (tweeter et compression) l'un par
rapport à l'autre, j'ai réaliser plusieurs supports.
Le premier à droite (de couleur marron sur le dessin) permet de mettre le
tweeter à bonne hauteur par rapport au bord supérieur du pavillon. Ce support
est solidaire du support (vert) et permet de positionner le tweeter par rapport
à la compression. Les pointillés sont là pour donner une idée de la position des
membranes des 2 haut-parleurs. Le support vert prend appui sur l'arrière du
caisson de grave et peut donc coulisser sur une longueur de 14 cm. Une petite
cale (marron) positionne l'ensemble pavillon+compression pour le mettre à
l'horizontal.

Les mesures de réponse impulsionnelle avec ARTA.
Beaucoup d'amateur réalise maintenant des mesures de toutes sortes avec ce
logiciel.
J'ai commencé par les plus simples pour prendre connaissance de ce logiciel en
effectuant des mesures d'impédance des haut-parleurs.
Je me suis donc attaqué aux mesures d'impulsions. Après avoir galéré un peu, je
suis arrivé à faire des mesures qui veulent dire quelque chose.
Ci-dessous, la réponse impulsionnelle globale du système.
Dans cette première mesure, le tweeter n'est pas positionné comme sur le dessin
précédent, il est avancé de quelques cm par rapport à la position supposée de la
membrane de la compression. J'ai souhaité procéder de la sorte pour bien mettre
en évidence, à la mesure, le décalage des haut-parleurs.
Sur la copie d'écran d'Arta, on peut voir une première bosse suivie de 2 pics
d'impulsion suivis eux-mêmes d'une série d'oscillations de faible amplitude.
Une première constatation s'impose : la différence d'amplitude des différents
pics que j'explique de la manière suivante : Le micro de mesure est positionné à
1 m du bord supérieur du pavillon pour pouvoir capter les signaux émis par le
tweeter et la compression. Ceci explique le niveau de la bosse précédent les 2
pics et représente l'impulsion reproduite par le grave.
Le premier grand pic est celui du tweeter. La différence de niveau avec le
deuxième pic s'explique par le fait que le tweeter (dont le rendement est de 105
dB) n'est pas atténué contrairement à la chambre de compression (rendement : 111
dB) dont j'ai ramené récemment l'atténuation de -13 dB à -11 dB.
Pour m'assurer que le deuxième pic était bien celui de la compression, j'ai
inversé les connections : ce pic part bien dans l'autre sens !
Le trait jaune que l'on peut voir au début de la
bosse est à 4,833 mS.
La mesure prise sur le premier pic (celui du tweeter) vaut : 6,229 mS.
On a donc : 6.229 - 4,833 = 1,396 mS, soit : 0,001396 seconde.
La vitesse du son retenue est de 344 m/S, d'ou le décalage mesuré : 0,001396 x
344 = 0,480224 m, soit 48 cm, ce qui est vérifié à la mesure "physique".
Une première conclusion est donc qu'il faudrait avancer la compression de 48 cm
par rapport au grave pour obtenir la concordance les membranes des HP, ce qui
n'est évidemment pas évident du point de vue esthétique et qui dégraderait
fortement le coefficient WAF !!!
On comprend facilement que les utilisateurs d'enceinte de grave à pavillon, du
type VOT, soient très avantagés sur ce point, le haut-parleur de grave étant
très reculé par rapport au bord de l'enceinte, l'alignement est donc grandement
facilité.
La mesure du deuxième pic donne : 6,396 mS.
L'écart entre les 2 pics (tweeter et compression) vaut : 6,396 - 6,229 = 0,137
mS, soit : 0,000167 S x 344 = 0,057448 m.
Il faut donc reculer le tweeter de 5,75 cm.
J'ai refait plusieurs fois la mesure plusieurs fois car le positionnement
du tweeter est au mm près. J'ai donc obtenu ce qui suit. Je pense qu'on peut
dire que c'est réglé !
Pour ne pas être perturbé par le grave, j'avais branché une résistance de 10 Ohms à la place du HP, c'est la raison pour laquelle la bosse représentant la réponse impulsionnelle du grave n'apparaît pas sur l'image.
A l'écoute, je ne peux honnêtement dire que je sens une différence. Ce réglage entre tweeter et medium est peut être moins significatif que celui qui pourrait l'être entre medium et grave. Mais là, c'est une autre histoire...
Ce problème d'alignement de l'ensemble des bobines
des haut-parleurs me posait question depuis les mesures précédentes.
Il fallait que j'en ai le cœur net. J'ai donc attendu un moment propice pour
mettre le local d'écoute en chantier. Il fallait avancer l'ensemble tweeter +
pavillon de façon à ce que les membranes de ces HP soient alignés avec celle du
haut-parleur de grave.
Avant de me lancer, j'aime bien réaliser des
simulations pour voir ou cela peut mener.
Les pointillés représentent l'idée que je me fais de la position des membranes
de chaque haut-parleur.

Une chose est sûre, le pavillon ne tiendra pas
tout seul comme ça !
J'ai donc réalisé un petit support, ce qui donne ça vue de coté :
Le système en position d'écoute et de mesure :
J'ai ensuite sorti micro, amplificateur et cordons
divers pour réaliser la mesure de la réponse impulsionnelle à l'aide du logiciel
ARTA.
Le micro se trouve à un peu plus de 2 m de l'embouchure du pavillon.
Du premier coup j'obtiens cette courbe !
Comme je ne suis pas un expert d'Arta et que cette belle mesure me trouble,
j'inverse la phase du pavillon. Le résultat est affreux par rapport au résultat
précédent. La mesure doit donc être bonne.

Le début du front montant est à 6,271 mS. En prenant 344 m/S pour la vitesse du son, j'obtiens : 2,15 m. C'est à peu près la distance du micro à l'embouchure du pavillon. Tout cela à l'air cohérent.
A l'écoute, la première impression que je note est
une légère mise en avant du registre medium. Le fait que l'embouchure du
pavillon soit plus près de la zone d'écoute y est peut-être pour quelque chose.
Sur le filtre j'avais réduit il y a quelques temps l'atténuation de cette voie.
Je l'avais fixée à 11 dB. Je change les résistances de l'atténuateur pour
obtenir une atténuation de 13 dB. C'est mieux.
L'écoute peut reprendre.
Je note l'apparente augmentation de la profondeur de l'image sonore. C'est
vraiment sympa.
J'ai également l'impression que les transitoires sont un peu plus percutants
comme si la dynamique y avait gagné.
Hélas, trois fois hélas ! Pour des raisons de
coefficients WAF fortement dégradés je ne peux maintenir cette configuration !
Vous comprenez je pense...
Il va falloir trouver une solution ! Ce qui n'est pas gagné !
Puisque j'avais sorti le matériel du parfait
bricoleur, entendez par là, fer à souder, pince coupante, soudure, etc, J'en ai
profité pour changer le condensateur de la cellule passe-haut (C2 sur le schéma
présenté plus haut dans cette page).
Double changement en fait car le remplaçant est un condensateur
en film Polypropylène armature étain réputé pour
les fréquences élevées. J'ai aussi changé sa valeur (de
2,7 µF à 2,2 µF) pour remonter un peu la fréquence de coupure à 9KHz. La
fréquence de coupure utilisée précédemment était de 7 KHz. Cela pour éviter le
problème bien connu des tweeters JBL qui ont tendance à ferrailler un peu si on
les coupent trop bas et qu'on pousse le volume.

Condensateur MKP en film
Polypropylène métallisé et condensateur de la série SY & SA
en film Polypropylène armature étain
Différence de taille, de poids (6g pour le MKP
contre 56g pour le SY, impressionnant quand on les tient dans la main) et le
prix pour finir car je l'ai payé 9,5 € à la Maison du Haut-Parleur.
Il paraît que ces condensateurs se rodent ! J'attendrais donc un peu pour dire
si les aigus ont gagné en finesse.
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Pour finir, j'ai légèrement boosté le grave en utilisant Console et Ozone. Un léger boost comme on peut le voir sur l'image suivante. Ca mène un léger surcroit d'énergie dans cette partie basse du spectre. C'est parfait !!!
Console est vraiment un outil très pratique.
Ci-dessous, la très légère correction apportée en dessous de 300 Hz.

15 août 2011
Les périodes estivales sont toujours propices à la
réflexion puisqu'on n'a pas de matériels sous la main, pas de réglages à faire,
etc.
Ayant abondamment utilisé un petit PC portable que j'avais acheté afin de faire
des mesures, je me suis demandé si il ne pouvait pas remplacer le gros PC qui me
sert à écouter de la musique (un PC pour la musique).
Tant qu'à faire, je me suis dit qu'il fallait aller jusqu'au bout de la démarche
et utiliser l'interface Son que j'avais acheté dans la foulée du portable étant
tombé par hasard sur une occasion intéressante.
Le PC portable Dell Vostro 1015
Portable basique équipé de Windows 7
Professionnel. Un disque de 250 Go, 4GO de mémoire, écran de 15,6", un
lecteur/graveur CD/DVD et plusieurs entrées/sorties : USB, Ethernet, prises
micro et casque, lecteur de cartes mémoire. Largement suffisant pour faire des
mesures.
Au début, j'ai eu quelques difficultés pour faire fonctionner le logiciel ARTA
et/ou la carte son E-MU 0404 USB présenté ci-dessous. J'ai mis en cause Windows
7 qui posait des problèmes de compatibilité. Microsoft permet de télécharger et
d'installer Windows XP qui fonctionne alors en mode virtuel, ceci au cas ou des
applications auraient des drivers non compatibles. Ce qui fut apparemment le cas
puisque les mesures présentées plus haut ont pu être réalisées sans problème.

PC portable Dell Vostro 1015
L'interface Son E-MU 0404 USB
A l'époque ou je cherchais une petite carte son pour réaliser des mesures j'ai trouvé sur un site de vente une annonce concernant cette carte. C'était un magasin qui revendait un peu de tout d'occasion :téléphones portables, appareils photos numériques, etc. Renseignements pris, cette carte était vendu à moitié prix, sans logiciels, uniquement le câble USB et un boîtier d'alimentation. Le problème est que le driver trouvé sur le site E-MU était prévu pour fonctionner avec Windows XP. Par chance, peu de temps après j'ai découvert sur le site constructeur un driver Bêta fonctionnant sous Windows 7. J'ai donc acquis cette interface.

Interface Son E-MU 0404 USB
Les avis de consommateurs lus ça et là sur le Web
sont en général très bons.
Il faut noter en particulier les convertisseurs D/A utilisés : des Asahi-Kasei
AKM4396 dont Thierry Martin ( www.dcx2496.fr
) dit lui-même qu'ils sont extrêmement performants au point de remplacer ceux
qui sont dans le DCX, des AKM4393, par ceux-là.
Le branchement se fait très simplement via une prise USB de type B, c'est à
dire, une prise carrée que l'on peut voir sur les périphériques nécessitant de
hauts débits. Le câble fourni est d'ailleurs d'excellente qualité et d'une
longueur de 1,5m.
Avant l'achat, J'avais quand même jeté un œil sur les vitesses de transfert en
mode USB. Le mode USB 2 assure des transferts de 480 Mo/S soit 60 Mo/S, ce qui
est largement suffisant pour assurer la lecture d'un fichier audio même en WAV
,le plus gourmant en termes de données.

Interface son E-MU 0404 USB - Vue de face
Outre les divers réglages de niveaux accessibles sur le dessus, la vue de face présente 2 entrées micro/ligne connectables en XLR et/ou TRS (Jacks 6,35). Il est prévu une alimentation fantôme en 48 volts pour les micros fonctionnant dans ce mode. En termes d'entrées/sorties S/Pdif, c'est la totale, car disponibles en RCA et optique. Pour finir, une sortie casque dont le niveau peut être ajusté.

Interface son E-MU 0404 USB - Vue arrière
La face arrière présente les sorties aux formats Jacks Pro et mini-jack, une entrée et une sortie au standard Midi (dont je ne me sers pas), la prise USB permettant la liaison au PC, la prise du module d'alimentation 5V et l'interrupteur marche/arrêt.
L'écoute de cette nouvelle configuration
J'ai donc installé Foobar sur le PC, chargé quelques disques rippés en Flac et connecté les sorties sur mon amplificateur 50W Classe A, remplaçant donc complètement l'installation actuelle équipée elle, avec la carte Pro ESI-Maxio EX-8000 dont les convertisseurs sont également des Asahi-Kasei mais de référence AKM4395. La comparaison des caractéristiques des 4395 et 4396 ne montrent pas de différences flagrantes et n'étant pas spécialistes de ce type de composant, je ne suis pas en mesure de dire que l'un est meilleur que l'autre. Mais le constructeur Asahi-Kasei indique tout de même que ces convertisseurs sont les plus aboutis de leur gamme.
L'écoute est identique à ce que j'avais avant. Je
ne perçois pas de différence en terme de définition, d'image sonore, de bande
passante, etc. Enfin si, une légère différence dans le grave. Une différence de
niveau puisque avec la Maxio j'activais une session d'Ozone qui me boostait le
grave de 3 dB au-dessous de 300 Hz.
J'ai donc essayé d'installé les logiciels Console et Ozone (voir plus haut) afin
de réaliser la même correction avec la carte E-MU. Rien à faire, il y a quelque
chose qui coince, ça ne fonctionne pas. Ennuyeux, car je me suis bien habitué à
ce petit plus dans le grave.
Certes, il existe bien un égaliseur graphique dans foobar, mais les possibilités
de correction sont assez limitées.
En cherchant des nouveautés éventuelles dans ce domaine, j'ai trouvé un nouvel
(et récent) égaliseur fonctionnant avec Foobar :
foobar2000: Components Repository - Graphic Equalizer
Ci-dessous des images récupérées sur le forum de discussion de ce plug-in.

Formidable : 31 bandes corrigeables, amplitude de
+/- 18 dB, par bonds de 0,5 dB !!!
Un dispositif très intéressant à été implanté par le concepteur : une correction
automatique de gain, débrayable, qui permet d'éviter toute saturation lorsque le
gain demandé aux fréquences corrigées est positif.

Un exemple de correction montrant l'efficacité de
ce plug-in. En rouge, la correction apportée par l'égaliseur "standard" de
Foobar, en vert celle du nouveau.
J'ai donc adopté cet égaliseur et ai retrouvé ce petit supplément de grave bien
agréable à l'oreille.
16 décembre 2011
Avant de me séparer de la carte son Maxio XD, j'ai invité quelques amis aux oreilles affutées à la maison pour une écoute comparative des deux cartes sons en ma possession : la E-MU 0404 USB présentée ci-dessus et la Maxio XD dont je parle là.
La carte E-MU est reliée au PC via une prise USB
tandis que la MaxioXD est reliée au PC via un câble Ethernet.
Pour tenter de faire une comparaison aussi honnête que possible, je coupe les
corrections boostant légèrement le grave. Celle réalisée avec le correcteur
graphique présenté ci-dessus pour l'E-MU et celle réalisée avec Ozone pour la
Maxio.
Mes auditeurs me font remarquer immédiatement que la suppression de l'égaliseur
graphique utilisé avec la E-MU lève un voile car en sa présence le son semble un
peu moins net, un peu épaissi, alourdi, moins défini...
La comparaison des deux cartes donne un avantage certain à la MaxioXD, ce qui
est un peu normal et était attendu.
Mais,
La carte E-MU possède des entrées numériques S/Pdif coaxiale et optique et je me
dis que la restitution de cette carte pourrait être améliorée en utilisant ce
type d'entrée plutôt que l'entrée USB.
Il ne m'a pas fallu très longtemps pour trouver un convertisseur de format
numérique USB > S/Pdif. Il s'agit du
M2TECH Hiface dont on dit beaucoup de bien un peu partout sur le Web. A
noter que cet appareil est disponible soit avec une sortie sur prise RCA soit
BNC. Le modèle que j'ai choisi est équipé d'une BNC (Pas visible sur la photo).

Convertisseur USB > S/PDIF M2TECH Hiface
La restitution sonore est nettement améliorée avec
ce convertisseur, ce que je ne m'explique pas puisque dans les 2 cas le signal
est numérique !
Un concours de circonstances a fait qu'entre 2 écoutes il s'est passé environ 2
heures. La première était faite "à froid". Je veux dire par là que je venais de
mettre le système en route. J'ai du m'absenter en laissant la carte E-MU sous
tension. Quelle n'a pas été ma surprise de constater une différence de qualité
d'écoute assez considérable.
De cette expérience je tire 2 conclusions :
- la connexion en S/Pdif est nettement supérieure à la connexion USB, ce que
j'avais déjà observé dans d'autres circonstances sur d'autres installations
- la Carte E-MU doit être mise en chauffe (sous-tension) un bon moment avant
l'écoute (15 à 20 mn), mais ceci est en général assez vrai pour tous les
circuits électroniques.
Le site ci-dessous montre comment il est possible d'améliorer les performances de la carte E-MU 0404 USB :
http://www.audiodesignguide.com/HiResolution/EMU0404/index.html
Deux modifications jugées essentielles par
l'auteur :
- remplacer le boitier d'alimentation fourni avec la carte par une alimentation
linéaire régulée (transfo, pont de diodes rapides, gros condensateurs, etc) et
changements de quelques condensateurs,
- exclure l'ampli Op de sortie et remplacer cet étage par des transformateurs
Lundahll, ou un étage à tubes.
Vais-je donc abandonner définitivement la multi-amplification et par conséquent revendre la carte Maxio maintenant surdimensionnée pour l'usage que j'en fait depuis l'adoption du filtre série passif ? La réflexion est en cours...
La carte Maxio XD est vendue à un amateur de
home-cinéma, elle est partie très rapidement...
Je fonctionne donc maintenant avec la carte E-MU, mais en naviguant sur le Web,
j'ai vu que de nombreux amateurs, comme celui dont je viens de parler, se
lancent dans de profondes modifications de DAC existants.
Depuis l'adoption du filtre série, le maillon névralgique de la chaîne est donc
le convertisseur. Il me vient quelques idées ! Ce sera pour l'année prochaine...